Eveil

J’étais parti pour faire un thread sur une réflexion personnelle concernant les #Khaosanniversaries, et puis, chassant le naturel mais le voyant revenir au galop (ou le sujet étant trop inspirant), je me retrouve à écrire un pavé indigeste pour twitter, même s’il restera sans doute en deça de mes loghorrées habituelles.
Chacun.e remarquera que je mets de côté mon traditionnel chapô à rallonge et je suis bien certain que vous en êtes fort marri.e.s, et je m’en excuse, mais flemme.

Ordoncques. [Edit du 25/07/18 : Je découvre fortuitement que "or donc" s'écrit "ordoncques". Je suis très honteux, mais aussi assez surpris de ne pas trouver rapidement une définition et/ou l'étymologie du mot sur Google. Si quelqu'un.e a une piste, merci d'avance :) ]

L’effet de ce #Khaos13th sur mon petit intellect est très similaire à ce que le #Khaos11th avait provoqué : de la remise en cause (mais au sens positif du terme), l’accès à des constructions intellectuelles extrêmement nouvelles et attirantes, un stock de nouvelles notions à explorer, un nettoyage dans les règles de mes synapses, la réassurance de n’être pas « seul », le bienfait de la gentillesse simple et de la bienveillance naturelle, … Ce n’est pas une liste finie, et il faudrait sans doute que je la mette de côté et que j’y revienne pendant plusieurs semaines pour espérer l’exhaustivité.

A cela s’ajoute une notion quasi physique de recharge des batteries. Elle est difficile à décrire, cette notion, mais oui, elle s’apparente à l’impression d’être regonflé, d’être plein d’une énergie pour tous les projets qui végètent dans ma caboche, de me sentir capable de soulever sans trop d’effort ce qui s’apparentait encore à des montagnes deux jours avant, de pouvoir appréhender toutes les situations avec sérénité …

La différence entre mes deux expériences des #Khaosanniversaries se situe dans cette notion et je pense qu’elle est due aux nombres de personnes ayant pu faire le déplacement.

Il y a deux ans, il y avait beaucoup de monde (toutes proportions gardées, bien sûr, et c’est un introverti qui s’exprime ^^’), et, vraiment, la stimulation était très intense : d’une part parce que tout ce que je listais au début était multiplié par le nombre de convives, et d’autre part, parce que justement ce nombre permettait des discussions plus privilégiées et plus exhaustives avec une ou deux personnes (discussions privilégiées qui restent des diamants très purs parmi mes souvenirs les plus chers)(et même si du coup, je n’ai pas pu avoir ce genre de discussion avec d’autres, mais je ne suis jamais content).
Toujours est-il que j’étais ressorti de cette session « ultra » rechargé et avec l’impression de craquer aux coutures. Si cette impression est particulièrement grisante et qu’en bon junkie je suis tout à fait partant pour en bénéficier à nouveau, avec le recul, je pense que c’est presque handicapant après coup : à mon retour, j’ai passé beaucoup de temps à gérer cette sensation, à éviter d’exploser de ce quasi trop-plein (et je n’exagère pas, j’ai un souvenir physique encore très vif du mois qui a suivi le #Khaos11th)(et je pense d’ailleurs que j’ai frôlé l’explosion sociale, mais c’est un autre sujet) et au bout du compte, je ne pense pas (en fait, j’en suis sûr) l’avoir exploité autant que je l’aurais pu (sans compter qu’il y a un blues attenant, un sentiment de manque immédiat à gérer aussi). En fait, l’idée ici, c’est que je l’ai utilisé un peu dans tous les sens et que j’en ai clairement ressenti un certain gâchis (alors attention, hein : je parle bien de ce que cette énergie mentale aurait pu me permettre, pas de l’IRL qui reste, comme la suivante, un des cinq évènements les plus marquants de ma vie (et dans ces 5 évènements, il y a mes enfants ^^)).

Cette année, ce week-end donc, nous étions beaucoup moins et c’était beaucoup plus intimiste. C’était extrêmement stimulant (je pense que c’est donc une marque de fabrique des #Khaosanniversaries), mais sans cette notion de « presque trop » pour mon petit cerveau, mes petits récepteurs et ma petite sensibilité.
Je reviens de ce #Khaos13th avec, encore une fois, cette sensation d’être gonflé à bloc, mais, cette fois, sans le côté « digue sur le point de céder ». J’ai l’impression de pouvoir disposer de cette énergie de manière positive, construite en tout cas (après tout, peut-être m’en servirai-je pour devenir un génie du mal, qui sait ?), et surtout, en n’ayant que le souci de la savourer et pas de devoir la gérer et de la contenir.

Ceci étant posé, je vais pouvoir aborder le sujet initial de ma réflexion.
Comme, lors du #Khaos13th, nous avons parlé de la grille de lecture que proposait Mage (et ce fut une révélation me concernant), mon cerveau, bien évidemment, turbine depuis sur ce paradigme.
Et je me faisais la réflexion, que je vous soumets donc, que cette énergie était similaire à la quintessence : si on a la possibilité de s’en charger à bloc, il y a une contrepartie qui, sans être dans le principe de l’explosion (enfin, a priori), s’apparente à un débordement pas vraiment contrôlable. Et du coup, il est préférable de limiter cette recharge de magie afin de disposer d’une réserve confortable tout en évitant les désagréments du trop-plein.

J’aime beaucoup cette analogie. En fait, elle me parait même plus qu’une analogie.

Et bien sûr, le node, c’est vous et votre somme, au travers des harmoniques et de la résonnance que vous provoquez ensemble.

Vous êtes magiques. Vous êtes magie. Vous êtes Mages.

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