Débordation

Un peu plein le cul en ce moment, mais, pourtant, la nécessité d’être fort, debout, se pose.

Je sais bien que c’est cyclique, et que ça va passer, mais c’est chiant quand même ... Ah ben c'est bien ça, donc : plein le cul ...


Et toujours cet enjeu, durant cette période de creux-de-vague moral, de ne pas poser actes ou non-actes (oui, plutôt) qui fragiliseraient le retour du beau temps moral … en d’autres termes, éviter de sécher le boulot et de prendre du retard sur les trucs pénibles que j’aime pô faire.

Mouais, c’est pas gagné, parce que c’est bien là ma faiblesse : j’ai un mal de chien à faire ce que je DOIS faire mais qui m’emmerde au plus au point. Et ma grande force dans ce défaut, c’est la capacité de mon cerveau à me trouver toutes les meilleures mauvaises excuses du monde me permettant de me mentir à moi-même … En fait, c’est super-dur à expliquer, ce machin.

Toujours est-il que, bordel, "j’en ai marre !" , mais faut serrer les dents, et les fesses, et attendre que ça passe en essayant d’assurer sur tous les plans …

Nan, parce que là, jusque mi-septembre, je sens que ça va être chaud : l’état moral de Ma Blonde, qu’en ce moment, ça va pas du tout et que je ne parviens pas à aider mais à qui je continue de servir d’exutoire dans ces moments là, la rentrée CP de P’tit Cœur qui l’angoisse super-fort (merci à la maitresse de maternelle grand de nous l’avoir autant stressée), la rentrée maternelle de P’tit Bout d’Acier qui risque d’être sportive si le début ne se passe pas bien.

(Parce qu’a priori, il est un peu comme moi, mon bonhomme : c’est super-dur de lui faire faire un truc qu’il n’aime pô … et là, lorsque nous lui rappelons avec un grand sourire que « c’est super ! Dans deux semaines tu vas aller à l’école de P’tit Cœur, tu es grand, tu vas te faire plein de copains et tu vas faire plein de choses ! Ouah, c’est vraiment génial », nous avons droit à un « Non ! ‘suis pas grand ! » franc et massif qui laisse présager certaines oppositions le jour fatidique).

Parallèlement aux états d’âme de ma petite famille (qui inclut tout de même des enjeux un peu stressant comme la perception future de l’Ecole par mes enfants (ce qui induit la question de leur investissement dans l’apprentissage et donc de leur avenir … et pas que professionnel)) et au boulot à gérer, il y a aussi et toujours cette putaindesaloperiedemerde de maison à faire avancer … et ça gonfle, et ça frustre, parce que même en ayant la motivation et l’envie, ben les journées continuent de n’avoir que 24 heures (les connes) et je continue d’avoir besoin d’un minimum de temps pour moi.

(Est-ce égoïste, comme me le dit Ma Blonde lorsque je lui en parle ?)(en même temps, ce temps que je prend, c’est pas à des heures où on peut faire fonctionner une perceuse à percussion ou s’amuser avec un marteau, hein (encore que …)).

Enfin, bref, résumons : salarié, papa, père, ami, mari, masseur, amant, punching-ball, apprenti bricoleur, cuisinier, blogueur, joueur (AoM, en ce moment), humain (avec ses doutes et ses faiblesses) … ça fait beaucoup de casquettes pour ma petite tête…



Mais ça va aller :-).

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