Armoire 1 - KannTo 0

Pendant que Cissé fait le malin avec sa double fracture jambesque (non, je vous jure que je n'aime pas le foot, mais j'ai renoncé à me crever les tympans pour l'éviter )(et merci à 7h48 pour la photo du malin en question sur le mini-chat ce matin, j'ai bien vomi mon p'tit déj :-) ), donc, pendant que Môssieur s'amuse à se casser les abattis, moi, j'ai vraiment mal ...


Ceux qui auront lu le mini-chat hier auront pu constater à quel point j'ai eu du mal à quitter le net pour faire quelque chose de ma journée.

En l'occurence, travaux de rénovation oblige, j'avais un objectif super-enthousiasmant : faire des tranchées dans mes murs (qui ne m'ont pourtant rien fait) afin d'y placer des gaines électriques ayant pour fonction d'alimenter divers point lumineux et fontaines à électrons, et, accessoirement, de constituer un réseaux electrique sain qui ne risque pas de transforner ma demeure en brasier, à l'inverse de ce que ces salopards de précédents propriétaires avaient placé dans les murs : sans déconner, même moi, je ne mettrai pas des fils scotchés, ou même avec un domino, dans un mur et encore moins posés sur du polystirène ... Enfin bref, il faudra que je fasse un billet sur tout ce que j'ai découvert dans ce joli nid d'amour.

Revenons à mes tranchées : il me fallait, pour atteindre, ma première victime, déplacer l'armoire (deux mètres cinquante de large, sur deux mètres de haut) qui se trouvait devant.
Donc, bien sûr, j'ai commencé par ne pas vider l'armoire en question .
Je l'ai tirée, poussée, je me suis arc-bouté dessus, elle a bougé, j'ai commencé à vaincre.
Et puis, j'ai voulu faire comme dans les films, j'ai voulu pousser avec mon épaule. Mon épaule gauche. Et là, l'armoire a gagné.
J'ai clairement senti que quelque chose cédait. Quoi, exactement, je n'en sait rien. En tout cas, pas l'os, c'est déjà ça.

Alors, après, j'ai eu mal. Très mal.
Impossible de lever mon bras, de porter plus lourd qu'un stylo ... mais faut pas déconner, j'avais pas laché internet pour des prunes (et déplacé cette armoire pour rien). Donc, j'ai fait mes tranchées, avec ma joli perceuse à percussion qui va bien (rhôô, évitez les commentaires désobligeants, il y a une position burin sur mon outil de la mort qui tue).
Oui, mais elle est lourde, ma perceuse, surtout quand on la porte d'un bras, en tressautant dans tous les sens et en grimaçant de douleur ... Donc, j'ai fait mes tranchées, mais maintenant, j'ai encore plus mal.

Voilà, c'était vraiment pas intéressant, mais je tenais à crier à la face du monde que JE NE SUIS PAS BRICOLEUR !!! Je me fais mal à chaque fois, et c'est injuste (d'où l'extrait du jour :-) ). Et puis je l'aimais bien, moi, mon épaule gauche. J'y suis attaché (et accessoirement, mon bras gauche l'est aussi).

Maintenant, j'espère que Cissé a honte d'avoir fait autant de cinéma sur la pelouse : moi, je sais ce que c'est souffrir.

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