Clope hein ? Clope, han !!

Bon.

Je pense que je viens de passer de la catégorie "fumeur qui ne fume plus" que j'occupais depuis un an et 7 mois à la catégorie "fumeur qui refume un peu".

Le souvenir du plaisir associé (et non l'envie), ma difficulté à assumer mon poid et l'aide apportée par la tabagie pour gérer les fringales (sans compter ces fabuleuses 2Kcal consommées par une cigarette), le stress associé à deux mois de peur de perdre un proche proche (avec, sur cette période deux interventions in extremis d'un chirurgien vasculaire), autant de réalités qui expliquent cette évolution.

Je ne sais pas comment ça va évoluer.

Le plus détestable, c'est que je m'en fout, au centre exact (il y a un mot savant pour se la péter, je le sais) de la balance décisionnelle.

D'un coté, il y a essentiellement un très gros "Putain, comment c'est trop bon !" et un très gros "ce sera plus facile de manger moins".

De l'autre, il y a un très gros "Papa ! Tu refumes ??!!??", un moyen "c'te sale goût de cendrier dans la bouche", un moyen " back of the quintes de toux dès que je chante", un petit "ça va me couter mon salaire (mais non, mais non, il suffit de ne pas fumer trop)", un petit "dommage, je retrouvais mon odorat" et des tout petits "dommage, ton sang était propre, tes poumons se nettoyaient, ton rythme cardiaque s'était calmé, c'est pas bon avec le cholestérol, ..." (sans compter le terrible "t'en a chié lorsque tu as arrété, c'est vraiment trop con !" que je ne veux surtout pas entendre ...)

Bon, donc, c'est pas glop, mais peut-être que si, et cette semaine sera déterminante.

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