lundi, novembre 10 2014

Humeurs

Do you see what I see?
Truth is an offence
Your silence for your confidence

Do you hear what I hear?
Doors are slamming shut
Limit your imagination
Keep you where they must

Do you feel what I feel?
Bittering distress
Who decides what you express?

Do you take what I take?
Endurance is the word
Moving back instead of forward
Seems to me absurd

Doesn't matter what you see
Or into it, what you read
You can do it your own way
If it's done just how I say

(...)


Metallica - Eye Of The Beholder

mardi, décembre 24 2013

Fait chier ...

40 ans. Putain, 40 (quarante !) ans.

OK, c’est bon. 40 ans, et puis ?

En fait, je ne sais pas. Je viens de passer par une période très noire (peut-être y suis-je encore), telle que celle que j’ai pu vivre il y a dix ans (tiens ?).

En soit, c’est assez flippant.
Ce par quoi je suis passé il y a dix ans a provoqué un raz-de-marée de merde dont les derniers clapotis empuantissent encore mon quotidien (et de toutes façons, les eaux n’ont pas fini de se retirer).

En même temps, l’année qui vient de passer m’a vu me convaincre que je ne vivrai plus très longtemps (la maladie emportant les suffrages parmi les candidats). Entre le sentiment qu’il s’agissait d’un pressentiment et un mécanisme de fuite, mon cœur balance sur ce qui m’a amené à me saouler d’une telle « morbidité ».

Nan, en fait, je sais que c’est un mécanisme de fuite, puisque je sais d’où il vient : je ne supporte pas l’écart entre la perception que j’ai de moi (je suis toujours ado dans ma tête) et la réalité de mon âge vénérable, des avanies du temps et de la perception des autres.
Toutefois, contre toute (chacune de mes) attente, je les atteints aujourd’hui, ces dizaines maudites.
Et du coup, m’étant convaincu que ça n’arriverait pas, je me retrouve donc aujourd’hui à ne pas trop savoir ce que peuvent être les prochaines années.

Et donc, ces dix ans.
40 ans, et ¼ de ma vie qui n’aura servi à rien. Qui aura été marqué par l’horreur qu’est devenue ma vie de couple et qu’il faut continuer à réparer. Qui représente les dix premières années de mes enfants qui auront eu cette réalité pour grandir …

Wohh … c’est dur d’être fluide dans cette rédaction. Ecrire cette détestable réalité, c’est compliqué.

En théorie, il faut répondre à ce genre de contexte en mettant au point une réponse qui permette de ne plus se focaliser sur l’horreur ressentie.
Ca donne envie de faire une liste de bonne résolutions, mais j’ai le sentiment que ce ne serait pas suffisant.

Je pense qu’il va me falloir positiver cet anniversaire. Je vais donc me faire un cadeau : je vais m’offrir la suite de ma vie.

Il y aura donc un paquet « je ne fume plus », un paquet « j’arrête de bouffer comme un porc », un paquet « je fais du sport », un paquet « ma procrastination stoppe aujourd’hui » et une petite carte pour accompagner le tout.

Ce sera écrit "Profite".

Putain de merde

Mourir, cela n´est rien
Mourir, la belle affaire!
Mais vieillir… Oh! vieillir


Jacques Brel - Vieillir

mardi, octobre 1 2013

Or fade in ?


C’est marrant, ce sentiment de ne plus avoir rien à dire. C’est un peu flippant, bien sûr, mais comme c’est un sentiment qui s’accompagne d’une sorte de détachement et d’une perception brumeuse du quotidien, ça reste gérable.

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Fade to black

A heart that's full up like a landfill
A job that slowly kills you
Bruises that won't heal

You look so tired and unhappy
Bring down the government
They don't, they don't speak for us
I'll take a quiet life
A handshake of carbon monoxide

No alarms and no surprises
No alarms and no surprises
No alarms and no surprises
Silent, silent

This is my final fit, my final bellyache with

No alarms and no surprises
No alarms and no surprises
No alarms and no surprises please

Such a pretty house, such a pretty garden

RADIOHEAD - No surprises

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