vendredi, février 10 2017

Flux

Les jours se suivent et galopent si vite les uns après les autres qu’il en devient difficile de les distinguer.

Les semaines se suivent, se télescopent et se ressemblent suffisamment pour avoir l’impression de vivre un éternel lundi.

Les mois se suivent et semblent se ressembler ; les humeurs saisonnières permettent de les distinguer, assombrissant ou colorant leur cours.

Les années se suivent, inexorable procession, et déclinent une palette quasi arc-en-ciel d’ambiances : insouciance, certitudes, doutes, douleur, désillusion, motivation, stress, colère, sérénité, ...


Le tout reste teinté de la nuance - délicate, lumineuse et bienveillante - de vos reflets sur mon flot.


Je vous aime

Retenir

Oh, que j'aimerais sans cesse
Arrêter le cours du temps
Dans le lit de la tendresse
Sur les rives du printemps

Comme un fleuve intarissable
Pris au piège d'un étang
Comme un souffle insaisissable
Dans les fils d´un cerf-volant

Écouter dans le silence
Le murmure assourdissant
De la voix de notre enfance
Que plus jamais nul n´entend

Mais qui parle avec sagesse
Des espoirs de nos quinze ans
Et qui sait, d'autres richesses
Oubliées depuis longtemps

(...)


Yves Duteil - Le cours du temps

lundi, novembre 7 2016

“Mise à jour x/?”, argument...

Bien que je n’ai pas écrit depuis, fiou !, au moins tout ça (en vrai, on peut parler d’un arrêt de production aux alentours de 2011, avec un vrai dernier billet en 2013)(hum, ahem -_-”), ma petite vie de terrien moyen et névrosé ne s’est pas arrêtée pour autant et a été émaillée de petites et moins petites choses, d’évènements plus ou moins importants (pour moi, pas pour la survie de la planète, restons modeste) et d’états d’âmes sans doute globalement inintéressants mais qui ont contribué à faire évoluer qui et ce que je suis, et ce, pas toujours dans le bon sens (du moins, pas dans le sens que je voudrais). (tiens, une intro courte).

(P.S. de chapô : au moment où j’insère ce P.S., j’en suis au ⅔ de ce billet (oui, là, tout de suite maintenant, quand vous me lisez, je viens du futur. Bon, du futur de mon passé, mais, du futur quand même, en tout cas pour votre présent (‘tain, c’est toujours compliqué les voyages temporels) et je m’excuse par avance de la philosophie de comptoir que je vais vous infliger)

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Memories

(...)
Il y aura un jour, mais c'était dans longtemps
Que j'ai retrouvé, par hasard en rangeant,
Ce cahier griffonné qu'on m'a donné demain,
Ce cahier de solfège que je tiens dans les mains.

Mais qu'en ferai-je de tous ces arpèges, ça me revient
(...)


Bénabar - Le Cahier de solfège

jeudi, octobre 27 2016

Back (?)

Vous savez quoi ?
En vrai, les cocaïne, héroïne, nicotine, morphine et autretrucenine considérées comme le nec plus ultra de l’addiction, ben elles sont surclassées par un truc légal, un peu désuet certes, mais encore en libre circulation, qui te procure des plaisirs tout à fait insoupçonnés (car, il faut bien le dire au vu des us de notre merveilleuse époque, considérés comme un peu ringards), qui a un effet retard (ou boomerang, ou jokari, ‘fin bref, genre tu te le reprends dans les dents sans que tu t’y attendes), et qui, même si vous vous en êtes détachés avec plus ou moins de facilité, ne cesse de vous habiter à ce point que la rechute, quasi inévitable, est accueillie avec un sentiment de félicitée qui vous laisse coi.

A ce titre, c’est tout à fait scandaleux qu’ouvrir un blog soit aussi facile et que cette liberté ne soit point taxée.

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